À la recherche du juste équilibre en matière d'autonomie dans le secteur des technologies éducatives
Équilibrer choix et optimisation dans les applications éducatives pour enfants
Nous avons tous besoin d'un certain degré de agence – la liberté de prendre nos propres décisions. Lorsque les enfants apprennent, besoin d'agence se sentir en contrôle et apprécier le processus d'apprentissage, mais en même temps, ils ont du mal à choisir des stratégies d'apprentissage efficacesSavoir quelles stratégies d'apprentissage seront utiles pour une tâche particulière nécessite métacognition – comprendre et réguler ses propres pensées, une capacité qui se développe durant l’enfance. Ces besoins contradictoires se manifestent dans divers contextes d’apprentissage, mais peut-être plus fortement encore dans les technologies éducatives (EdTech).
D'après nos recherches, les technologies éducatives ont tendance à tomber dans l'un ou l'autre extrême. Certaines applications d'apprentissage sont conçues pour utiliser les données de manière sophistiquée afin d'attribuer des tâches « optimales » aux apprenants, éliminant ainsi leurs choix. D'autres leur laissent une grande liberté d'exploration, proposant parfois des activités ludiques : les enfants ont une certaine autonomie, mais leur apprentissage peut être compromis s'ils ne font pas les meilleurs choix. Face à ce conflit entre le développement de la métacognition chez l'enfant et la nécessité de favoriser son autonomie, un équilibre est-il possible ?
DécouvrirNous avons d'abord examiné différentes perspectives sur le concept d'agentivité. Selon la perspective philosophique, l'agentivité est toujours présente, à un certain degré, et se manifeste différemment selon les contextes. La perspective pédagogique souligne comment les enseignants peuvent soutenir l'agentivité des enfants, par exemple en proposant des activités qui la favorisent. Une perspective psychologique s'intéresse à l'adaptation du degré d'agentivité d'une application aux caractéristiques de l'apprenant.
« Lorsqu’ils apprennent, les enfants ont besoin de se sentir acteurs de leur apprentissage pour avoir le sentiment de maîtriser la situation et d’apprécier le processus. »
Basé sur ce que nous avons appris, nous avons présenté un cadre cela rend possible une autonomie équilibrée. Une application EdTech peut adapter le degré d'autonomie en fonction des informations recueillies sur les caractéristiques de l'apprenant, comme ses connaissances préalables du sujet ou sa capacité à utiliser certaines stratégies d'apprentissage. Ces informations permettent de déterminer le niveau de choix offert à l'enfant lors de l'utilisation de l'application. Cela devrait être fait dans une manière adaptative – en boucle – afin que le degré d’autonomie évolue en fonction des progrès de l’enfant. Par exemple, si les enfants progressent rapidement vers un objectif d’apprentissage, l’application pourrait leur accorder davantage d’autonomie, leur permettant ainsi de choisir une activité différente ensuite.
Grâce à cette approche, les technologies éducatives trouvent un équilibre entre la liberté de choix des contenus d'apprentissage et l'attribution de tâches « optimales ». Les concepteurs d'applications doivent… individualiser le contenu en fonction des besoins de chaque enfant, tout en élargir la gamme de contenus présenté à l'enfant.
À quoi cela pourrait-il ressembler en pratique ? Inspirés par cette perspective philosophique, nous envisageons l’agentivité selon quatre dimensions à prendre en compte lors de la conception de technologies éducatives. La première est… est ce que nous faisons peuvent être choisis, comme le contenu présenté, la progression dans un jeu ou l'apparence d'une activité. Le deuxième est quand Des choix peuvent être faits – tout au long de l'activité ou seulement au début. Le troisième est où Ces choix peuvent être effectués, par exemple, dans un tableau de bord ou au sein d'une tâche. La quatrième dimension, enfin, concerne… pour qui C’est l’enfant, la technologie éducative, l’enseignant ou une combinaison de ces éléments qui font les choix. Toutes ces dimensions sont importantes dans la conception des technologies éducatives.
« Les technologies éducatives doivent adapter le degré de contrôle accordé aux apprenants au fur et à mesure de leur apprentissage. »
Ainsi, les jeunes apprenants qui ne possèdent pas encore les connaissances et les compétences nécessaires pour gérer efficacement leur apprentissage de manière autonome se verraient proposer des choix simples. Ils pourraient choisir l'apparence de l'application, tandis que celle-ci choisirait le contenu. Les apprenants plus âgés, quant à eux, seraient capables de sélectionner leur propre parcours d'apprentissage. La prise en compte de ces quatre dimensions peut aider les concepteurs de technologies éducatives à trouver un équilibre optimal entre la liberté de choix des enfants et la pertinence du contenu qui leur est attribué.
Il est important de donner aux enfants une autonomie adaptée. Cela signifie que les technologies éducatives doivent moduler le degré de contrôle dont disposent les apprenants au fur et à mesure de leur progression, et évaluer l'impact de ces ajustements sur leur apprentissage et leur développement. Nous espérons que cette approche servira de point de départ à de futures recherches visant à améliorer les technologies éducatives. soutenir la variabilité des apprenants et tenir sa promesse d'être véritablement éducatif.
Notes
Un article décrivant ce travail en détail a été publié avec nos collègues de Examen de la psychologie de l'éducationIl comprend des exemples d'applications EdTech existantes qui diffèrent dans la manière dont elles donnent aux apprenants les moyens d'agir.