pratiques d'éducation et de prise en charge de la petite enfance dans différents pays
Détecter les obstacles communs et les opportunités de développement
L'importance d'une éducation et d'une prise en charge de la petite enfance de haute qualité (ECECL'approche environnementale est désormais largement reconnue. Face à l'élargissement de l'accès et de la fréquentation des programmes d'éducation et d'accueil de la petite enfance (EAPE) dans de nombreux pays, les gouvernements cherchent de plus en plus à répondre à des questions telles que : Qui sont les personnels qui travaillent auprès des jeunes enfants ? Qu'apprennent et que font les enfants dans les structures d'EAPE ? La qualité de ces structures est-elle la même pour tous les enfants ?
Le Enquête internationale de l'OCDE sur l'enseignement et l'apprentissage bien démarrer (TALIS démarre fortCette enquête a été conçue pour répondre à ces questions, et à bien d'autres. Il s'agit de la première enquête internationale sur le personnel de la petite enfance et elle a été menée en 2018 dans neuf pays : le Chili, le Danemark, l'Allemagne, l'Islande, Israël, le Japon, la Corée, la Norvège et la Turquie.
Le premiers résultats L’étude TALIS Starting Strong met en lumière les contextes et les systèmes d’éducation et d’accueil de la petite enfance (EAPE) très différents de ces pays, tout en révélant des similitudes évidentes. Par exemple, dans les neuf pays, le personnel indique privilégier les pratiques favorisant le développement socio-émotionnel des enfants plutôt que celles axées spécifiquement sur l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul.
Un autre problème récurrent dans tous les pays est la pénurie de personnel dans les structures d'accueil de la petite enfance. Le personnel lui-même la considère comme un obstacle majeur à sa participation aux activités de perfectionnement professionnel : aucun remplaçant n'est disponible. Les responsables de ces structures la signalent également comme un frein à leur efficacité dans l'exercice de leurs fonctions.
« Il est essentiel de veiller à ce que les programmes de formation initiale et continue aboutissent à une compréhension commune des bonnes pratiques afin d’offrir aux jeunes enfants des expériences de qualité dès leur plus jeune âge. »
Les conclusions du premier rapport sur TALIS Starting Strong mettent en lumière plusieurs domaines où les politiques relatives à l'éducation et à l'accueil de la petite enfance (EAJE) peuvent soutenir les professionnels travaillant auprès des jeunes enfants, dans le but d'améliorer la qualité globale de ces services. Ces domaines sont les suivants :
- Promouvoir des pratiques en matière d'éducation et d'accueil de la petite enfance qui favorisent l'apprentissage, le développement et le bien-être des enfants. Dans la plupart des pays, le personnel possède un niveau d'études supérieur au secondaire, mais la formation spécifique au travail auprès des enfants n'est pas généralisée. Il est essentiel que les programmes de formation initiale et continue permettent d'établir une compréhension commune des bonnes pratiques afin d'offrir aux jeunes enfants des expériences de qualité.
- Attirer et fidéliser une main-d'œuvre de haute qualité. Dans les pays participants, moins de 4 employés sur 10 du secteur de l'éducation et de l'accueil de la petite enfance (EAPE) sont satisfaits de leur salaire. Dans la plupart des pays, il est également peu probable que le personnel considère que sa profession est valorisée par la société. Face à la pénurie de personnel, qui constitue une préoccupation majeure, des politiques peuvent contribuer à revaloriser la profession et à lutter contre les sources d'instabilité et de stress pour les professionnels de l'EAPE.
- Offrir un bon départ à tous les enfants. L’éducation et l’accueil de la petite enfance (EAPE) peuvent contribuer à réduire les inégalités entre les enfants issus de milieux différents, mais le personnel a besoin d’une formation adéquate et de possibilités de perfectionnement professionnel pour adapter ses pratiques de manière pertinente. Allouer des ressources aux centres qui en ont le plus besoin et faciliter l’accès à un large éventail de centres d’EAPE pour toutes les familles peuvent contribuer à concrétiser la promesse de l’EAPE pour tous les enfants.
- Garantir des dépenses judicieuses compte tenu de la complexité de la gouvernance et de la prestation de services dans le secteur. Les dépenses consacrées à l'éducation et à l'accueil de la petite enfance (EAPE) ont augmenté dans de nombreux pays, parallèlement à un intérêt accru pour les bienfaits durables de la participation à ces services. Cependant, le secteur de l'EAPE reste davantage dépendant de la gestion et du financement privés que les autres niveaux d'enseignement. La supervision des différents types de programmes d'EAPE s'effectuant à différents niveaux de gouvernance, le suivi de la qualité de l'EAPE constitue un défi qui nécessite des politiques adaptées et une attention particulière portée aux dépenses dans les domaines susceptibles d'améliorer cette qualité.
Les changements de politique nécessitent souvent des compromis ; TALIS Partir fort Ce rapport met en lumière les priorités possibles pour chacun des pays participants. Partout dans le monde, le bien-être des jeunes enfants est une préoccupation majeure ; il est donc essentiel de tirer des enseignements des professionnels de la petite enfance pour garantir que les politiques mises en œuvre soutiennent au mieux le développement et le bien-être des jeunes enfants.
« Les services de garde et d’éducation de la petite enfance peuvent contribuer à réduire les inégalités entre les enfants issus de milieux différents, mais le personnel a besoin d’une formation adéquate et de possibilités de perfectionnement professionnel pour adapter ses pratiques de manière significative. »